Les tricheurs chinois sont high-Tech

Article extrait du monde du 10 juin 2010

Chinois, mathématiques et anglais : ce sont les trois matières obligatoires sur lesquelles ont planché, du 7 au 9 juin, les 9,5 millions de candidats au Gaokao, le concours d\'entrée aux universités chinoises, qui joue le rôle du baccalauréat dans le pays.

Mais l\'examen, réputé particulièrement stressant et sélectif – seuls 60 % des candidats obtiennent le diplôme et la note conditionne l\'entrée dans une université réputée ou non –, a aussi constitué un produit d\'appel pour un groupe de tricheurs très organisé ; six d\'entre eux ont été arrêtés juste avant le début des épreuves, rapporte l\'agence officielle Chine nouvelle.

 

Dotés d\'émetteurs radio, les tricheurs comptaient souffler les bonnes réponses aux candidats ayant sollicité leurs services par le biais d\'oreillettes. Ils monnayaient ce \"service\" entre 20 000 et 30 000 yuans (2 500 à 4 000 euros), selon la police chinoise, et avaient déjà empoché des accomptes de la part de candidats intéressés.

 

SOUS-DOUÉS HIGH-TECH

La presse chinoise se fait régulièrement l\'écho de l\'évolution des techniques de triche, rapporte Aujourd\'hui la Chine. Lunettes équipées d\'écouteurs, montres capables de recevoir des messages… : l\'arsenal des tricheurs tire volontiers parti des progrès de l\'électronique et de la miniaturisation.

Les autorités chinoises ont pris cette année des mesures draconiennes pour débusquer les tricheurs, afin de préserver la réputation d\'un diplôme perçu en Chine comme l\'un des rares sésames de l\'ascension sociale. Certaines salles d\'examen ont ainsi été équipées de détecteurs de métaux et de systèmes de brouillage, tandis que dans la province du Jilin (Nord-Est), touchée l\'an dernier par un scandale de triche, 3 000 policiers ont été mobilisés pour surveiller les futurs bacheliers.

L\'an dernier, trente-quatre personnes avaient été arrêtées dans cette province pour avoir fourni du matériel de triche à des candidats. Les gadgets, dignes du film Les Sous-Doués, allaient de la gomme cachant un écran LCD à l\'oreillette, en passant par une règle intégrant un écran connecté au Web.

Mais si la triche high-tech inquiète les autorités, le nombre de candidats concernés reste faible. Chaque année, des soupçons de corruption touchent également des centres d\'examens, mais le nombre d\'établissements concernés est impossible à chiffrer.

 

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Article extrait du monde du 10 juin 2010

 

 

On est toujours loin du niveau d\'excellence des techniques des \"sous doués passent le bac\", mais enfin : il faut bien avouer qu\'avec un peu d\'astuce la vie est plus simple (sous réserve de ne pas se faire attraper, bien entendu  ^)